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Прочитайте текст и выполните задания А15–А21. В каждом задании обведите цифру 1, 2, 3 или 4, соответствующую выбранному вами варианту ответа.

Les recherches

Une nuit, les garçons de l’orphelinat «Les Fontaines» découvrent que leur petit copain Ahmed, âgé de trois ans, a disparu. Ils réveillent leurs deux éducatrices, Charlotte et Rosy … On ouvre toutes les portes, tous les placards et il y n’a personne.

– Ce n’est pas possible, dit Rosy Où il a pu aller ce petit? Mais comment il a pu sortir, la porte est toujours fermée a clé.

– Là, je dis en montrant la fenêtre grande ouverte et on se précipite dehors.

– Mon Dieu, gémit Rosy. Si Ahmed est parti dans les bois, il va falloir prévenir la police.

– Ça m'étonnerait, je dis. Il a toujours peur de tomber dans une flaque d'eau ou que les branches des arbres se referment sur lui à cause du film.

– Quel film? demande Charlotte.

– Oh! c'est juste un truc qu'on a regardé un lundi en se trompant de bouton sur la télécommande.

– C'est bien la peine que je vous laisse tout seuls avec les dessins animés, ça m'apprendra. Ah! Je vois quelque chose, là, au bord de l'eau! Dépêchons-nous.

Mais Rosy se trompe. C'est juste une grosse bûche, on ne retrouve pas Ahmed.

– Il n’a pas pu se promener près de l'eau, dit Simon. Il en a trop peur. À mon avis, il est sur la route.

Et nous voilà sur la route toute noire avec la torche à Charlotte qui éclaire à peine nos pieds. Au moins, au bord de l'eau, la lune nous servait de torche mais là c'est «noir de chez noir» comme dit Simon.

– On ne va pas le retrouver, gémit Rosy. On ferait mieux de rentrer et d'appeler la police. On perd du temps. C'est dangereux de marcher ici avec les voitures qui ne vont pas nous voir.

– Attention! crie Charlotte. Une voiture! Les enfants, mettez-vous sur le côté.

La voiture nous passe devant et Simon crie «Là-bas, regardez, les phares éclairent Ahmed». Et c est bien Ahmed en pyjama avec son lapin en peluche à la main. Comme il ne nous a ni vus ni entendus, et qu'il marche lentement, on le rattrape assez vite. Il se retourne au dernier moment et il essaye de courir, mais Charlotte est plus rapide et elle le soulève d’un rien. Ahmed se débat et le lapin lui échappe des mains.

– Tiens, dit Simon qui vient de ramasser le lapin.

On retourne aux Fontaines dans la nuit et le silence. On entend juste pleurnicher Ahmed qui a peur d'être puni.

– Non, mon chou, dit Rosy, personne ne va te punir, mais il ne faut plus partir comme ça la nuit. N'importe quoi aurait pu t'arriver si nous ne t'avions pas retrouvé, j'en suis toute retournée.

– Je ne voulais pas que tu t'inquiètes, sanglote Ahmed. J'ai même failli revenir et je me suis assis sur la route pour réfléchir et j'avais peur d'être puni alors je suis reparti.

– Et tu n'avais pas la moindre idée où aller? - demande Charlotte.

– Si, je voulais retrouver l'instituteur. Il est très gentil avec moi, monsieur Paul.

– Et tu sais où il habite? demande Charlotte.

– Oui, je suis déjà allé chez lui. J'aurais attendu le jour et j'aurais demandé à une voiture de m'emmener chez monsieur Paul.

Simon dit: «Je ne suis pas sûr que le lapin soit d'accord pour que tu essayes encore une fois de t'en aller sur les routes».

– Tu crois? demande Ahmed. En tout cas, il n’a rien dit.

– Évidemment qu'il n’a rien dit, ça ne parle pas les peluches. Mais ça se voit dans ses yeux qu’il n’est pas content, le lapin.

Rosy sort ses clés et nous fait passer devant elle. Charlotte allume la lumière du hall. Ahmed serre son lapin contre lui. Rosy et Charlotte nous raccompagnent dans la chambre. Je tends le bras pour éteindre la lumière quand Ahmed dit:

– Eh, Rosy, tu me chantes «Le Grand Manteau Rouge»?

D’après Gilles Paris «Autobiographie d’une Courgette»

Ahmed, quel âge avait-il?

    1) 

Deux ans.

    2) 

Quatre ans

    3) 

Trois ans.

    4) 

Cinq ans.



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Les recherches

Une nuit, les garçons de l’orphelinat «Les Fontaines» découvrent que leur petit copain Ahmed, âgé de trois ans, a disparu. Ils réveillent leurs deux éducatrices, Charlotte et Rosy … On ouvre toutes les portes, tous les placards et il y n’a personne.

– Ce n’est pas possible, dit Rosy Où il a pu aller ce petit? Mais comment il a pu sortir, la porte est toujours fermée a clé.

– Là, je dis en montrant la fenêtre grande ouverte et on se précipite dehors.

– Mon Dieu, gémit Rosy. Si Ahmed est parti dans les bois, il va falloir prévenir la police.

– Ça m'étonnerait, je dis. Il a toujours peur de tomber dans une flaque d'eau ou que les branches des arbres se referment sur lui à cause du film.

– Quel film? demande Charlotte.

– Oh! c'est juste un truc qu'on a regardé un lundi en se trompant de bouton sur la télécommande.

– C'est bien la peine que je vous laisse tout seuls avec les dessins animés, ça m'apprendra. Ah! Je vois quelque chose, là, au bord de l'eau! Dépêchons-nous.

Mais Rosy se trompe. C'est juste une grosse bûche, on ne retrouve pas Ahmed.

– Il n’a pas pu se promener près de l'eau, dit Simon. Il en a trop peur. À mon avis, il est sur la route.

Et nous voilà sur la route toute noire avec la torche à Charlotte qui éclaire à peine nos pieds. Au moins, au bord de l'eau, la lune nous servait de torche mais là c'est «noir de chez noir» comme dit Simon.

– On ne va pas le retrouver, gémit Rosy. On ferait mieux de rentrer et d'appeler la police. On perd du temps. C'est dangereux de marcher ici avec les voitures qui ne vont pas nous voir.

– Attention! crie Charlotte. Une voiture! Les enfants, mettez-vous sur le côté.

La voiture nous passe devant et Simon crie «Là-bas, regardez, les phares éclairent Ahmed». Et c est bien Ahmed en pyjama avec son lapin en peluche à la main. Comme il ne nous a ni vus ni entendus, et qu'il marche lentement, on le rattrape assez vite. Il se retourne au dernier moment et il essaye de courir, mais Charlotte est plus rapide et elle le soulève d’un rien. Ahmed se débat et le lapin lui échappe des mains.

– Tiens, dit Simon qui vient de ramasser le lapin.

On retourne aux Fontaines dans la nuit et le silence. On entend juste pleurnicher Ahmed qui a peur d'être puni.

– Non, mon chou, dit Rosy, personne ne va te punir, mais il ne faut plus partir comme ça la nuit. N'importe quoi aurait pu t'arriver si nous ne t'avions pas retrouvé, j'en suis toute retournée.

– Je ne voulais pas que tu t'inquiètes, sanglote Ahmed. J'ai même failli revenir et je me suis assis sur la route pour réfléchir et j'avais peur d'être puni alors je suis reparti.

– Et tu n'avais pas la moindre idée où aller? - demande Charlotte.

– Si, je voulais retrouver l'instituteur. Il est très gentil avec moi, monsieur Paul.

– Et tu sais où il habite? demande Charlotte.

– Oui, je suis déjà allé chez lui. J'aurais attendu le jour et j'aurais demandé à une voiture de m'emmener chez monsieur Paul.

Simon dit: «Je ne suis pas sûr que le lapin soit d'accord pour que tu essayes encore une fois de t'en aller sur les routes».

– Tu crois? demande Ahmed. En tout cas, il n’a rien dit.

– Évidemment qu'il n’a rien dit, ça ne parle pas les peluches. Mais ça se voit dans ses yeux qu’il n’est pas content, le lapin.

Rosy sort ses clés et nous fait passer devant elle. Charlotte allume la lumière du hall. Ahmed serre son lapin contre lui. Rosy et Charlotte nous raccompagnent dans la chambre. Je tends le bras pour éteindre la lumière quand Ahmed dit:

– Eh, Rosy, tu me chantes «Le Grand Manteau Rouge»?

D’après Gilles Paris «Autobiographie d’une Courgette»

Comment est-il sorti de la maison?

Il est sorti par ...

    1) 

la porte qui n’était pas fermée.

    2) 

la porte de la cuisine.

    3) 

la porte du garage.

    4) 

la fenêtre ouverte.

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Les recherches

Une nuit, les garçons de l’orphelinat «Les Fontaines» découvrent que leur petit copain Ahmed, âgé de trois ans, a disparu. Ils réveillent leurs deux éducatrices, Charlotte et Rosy … On ouvre toutes les portes, tous les placards et il y n’a personne.

– Ce n’est pas possible, dit Rosy Où il a pu aller ce petit? Mais comment il a pu sortir, la porte est toujours fermée a clé.

– Là, je dis en montrant la fenêtre grande ouverte et on se précipite dehors.

– Mon Dieu, gémit Rosy. Si Ahmed est parti dans les bois, il va falloir prévenir la police.

– Ça m'étonnerait, je dis. Il a toujours peur de tomber dans une flaque d'eau ou que les branches des arbres se referment sur lui à cause du film.

– Quel film? demande Charlotte.

– Oh! c'est juste un truc qu'on a regardé un lundi en se trompant de bouton sur la télécommande.

– C'est bien la peine que je vous laisse tout seuls avec les dessins animés, ça m'apprendra. Ah! Je vois quelque chose, là, au bord de l'eau! Dépêchons-nous.

Mais Rosy se trompe. C'est juste une grosse bûche, on ne retrouve pas Ahmed.

– Il n’a pas pu se promener près de l'eau, dit Simon. Il en a trop peur. À mon avis, il est sur la route.

Et nous voilà sur la route toute noire avec la torche à Charlotte qui éclaire à peine nos pieds. Au moins, au bord de l'eau, la lune nous servait de torche mais là c'est «noir de chez noir» comme dit Simon.

– On ne va pas le retrouver, gémit Rosy. On ferait mieux de rentrer et d'appeler la police. On perd du temps. C'est dangereux de marcher ici avec les voitures qui ne vont pas nous voir.

– Attention! crie Charlotte. Une voiture! Les enfants, mettez-vous sur le côté.

La voiture nous passe devant et Simon crie «Là-bas, regardez, les phares éclairent Ahmed». Et c est bien Ahmed en pyjama avec son lapin en peluche à la main. Comme il ne nous a ni vus ni entendus, et qu'il marche lentement, on le rattrape assez vite. Il se retourne au dernier moment et il essaye de courir, mais Charlotte est plus rapide et elle le soulève d’un rien. Ahmed se débat et le lapin lui échappe des mains.

– Tiens, dit Simon qui vient de ramasser le lapin.

On retourne aux Fontaines dans la nuit et le silence. On entend juste pleurnicher Ahmed qui a peur d'être puni.

– Non, mon chou, dit Rosy, personne ne va te punir, mais il ne faut plus partir comme ça la nuit. N'importe quoi aurait pu t'arriver si nous ne t'avions pas retrouvé, j'en suis toute retournée.

– Je ne voulais pas que tu t'inquiètes, sanglote Ahmed. J'ai même failli revenir et je me suis assis sur la route pour réfléchir et j'avais peur d'être puni alors je suis reparti.

– Et tu n'avais pas la moindre idée où aller? - demande Charlotte.

– Si, je voulais retrouver l'instituteur. Il est très gentil avec moi, monsieur Paul.

– Et tu sais où il habite? demande Charlotte.

– Oui, je suis déjà allé chez lui. J'aurais attendu le jour et j'aurais demandé à une voiture de m'emmener chez monsieur Paul.

Simon dit: «Je ne suis pas sûr que le lapin soit d'accord pour que tu essayes encore une fois de t'en aller sur les routes».

– Tu crois? demande Ahmed. En tout cas, il n’a rien dit.

– Évidemment qu'il n’a rien dit, ça ne parle pas les peluches. Mais ça se voit dans ses yeux qu’il n’est pas content, le lapin.

Rosy sort ses clés et nous fait passer devant elle. Charlotte allume la lumière du hall. Ahmed serre son lapin contre lui. Rosy et Charlotte nous raccompagnent dans la chambre. Je tends le bras pour éteindre la lumière quand Ahmed dit:

– Eh, Rosy, tu me chantes «Le Grand Manteau Rouge»?

D’après Gilles Paris «Autobiographie d’une Courgette»

Ahmed, pourquoi n’est-il pas allé dans les bois?

    1) 

Il avait peur des loups.

    2) 

Il avait peur de tomber dans une flaque d’eau.

    3) 

Il avait peur de se perdre.

    4) 

Il avait peur de rencontrer des gens méchants.




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– Ce n’est pas possible, dit Rosy Où il a pu aller ce petit? Mais comment il a pu sortir, la porte est toujours fermée a clé.

– Là, je dis en montrant la fenêtre grande ouverte et on se précipite dehors.

– Mon Dieu, gémit Rosy. Si Ahmed est parti dans les bois, il va falloir prévenir la police.

– Ça m'étonnerait, je dis. Il a toujours peur de tomber dans une flaque d'eau ou que les branches des arbres se referment sur lui à cause du film.

– Quel film? demande Charlotte.

– Oh! c'est juste un truc qu'on a regardé un lundi en se trompant de bouton sur la télécommande.

– C'est bien la peine que je vous laisse tout seuls avec les dessins animés, ça m'apprendra. Ah! Je vois quelque chose, là, au bord de l'eau! Dépêchons-nous.

Mais Rosy se trompe. C'est juste une grosse bûche, on ne retrouve pas Ahmed.

– Il n’a pas pu se promener près de l'eau, dit Simon. Il en a trop peur. À mon avis, il est sur la route.

Et nous voilà sur la route toute noire avec la torche à Charlotte qui éclaire à peine nos pieds. Au moins, au bord de l'eau, la lune nous servait de torche mais là c'est «noir de chez noir» comme dit Simon.

– On ne va pas le retrouver, gémit Rosy. On ferait mieux de rentrer et d'appeler la police. On perd du temps. C'est dangereux de marcher ici avec les voitures qui ne vont pas nous voir.

– Attention! crie Charlotte. Une voiture! Les enfants, mettez-vous sur le côté.

La voiture nous passe devant et Simon crie «Là-bas, regardez, les phares éclairent Ahmed». Et c est bien Ahmed en pyjama avec son lapin en peluche à la main. Comme il ne nous a ni vus ni entendus, et qu'il marche lentement, on le rattrape assez vite. Il se retourne au dernier moment et il essaye de courir, mais Charlotte est plus rapide et elle le soulève d’un rien. Ahmed se débat et le lapin lui échappe des mains.

– Tiens, dit Simon qui vient de ramasser le lapin.

On retourne aux Fontaines dans la nuit et le silence. On entend juste pleurnicher Ahmed qui a peur d'être puni.

– Non, mon chou, dit Rosy, personne ne va te punir, mais il ne faut plus partir comme ça la nuit. N'importe quoi aurait pu t'arriver si nous ne t'avions pas retrouvé, j'en suis toute retournée.

– Je ne voulais pas que tu t'inquiètes, sanglote Ahmed. J'ai même failli revenir et je me suis assis sur la route pour réfléchir et j'avais peur d'être puni alors je suis reparti.

– Et tu n'avais pas la moindre idée où aller? - demande Charlotte.

– Si, je voulais retrouver l'instituteur. Il est très gentil avec moi, monsieur Paul.

– Et tu sais où il habite? demande Charlotte.

– Oui, je suis déjà allé chez lui. J'aurais attendu le jour et j'aurais demandé à une voiture de m'emmener chez monsieur Paul.

Simon dit: «Je ne suis pas sûr que le lapin soit d'accord pour que tu essayes encore une fois de t'en aller sur les routes».

– Tu crois? demande Ahmed. En tout cas, il n’a rien dit.

– Évidemment qu'il n’a rien dit, ça ne parle pas les peluches. Mais ça se voit dans ses yeux qu’il n’est pas content, le lapin.

Rosy sort ses clés et nous fait passer devant elle. Charlotte allume la lumière du hall. Ahmed serre son lapin contre lui. Rosy et Charlotte nous raccompagnent dans la chambre. Je tends le bras pour éteindre la lumière quand Ahmed dit:

– Eh, Rosy, tu me chantes «Le Grand Manteau Rouge»?

D’après Gilles Paris «Autobiographie d’une Courgette»

Où a-t-on retrouvé Ahmed?

    1) 

Sur la route.

    2) 

Au bord de la rivière.

    3) 

Dans un placard.

    4) 

Dans les bois.


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Les recherches

 

Une nuit, les garçons de l’orphelinat «Les Fontaines» découvrent que leur petit copain Ahmed, âgé de trois ans, a disparu. Ils réveillent leurs deux éducatrices, Charlotte et Rosy … On ouvre toutes les portes, tous les placards et il y n’a personne.

– Ce n’est pas possible, dit Rosy Où il a pu aller ce petit? Mais comment il a pu sortir, la porte est toujours fermée a clé.

– Là, je dis en montrant la fenêtre grande ouverte et on se précipite dehors.

– Mon Dieu, gémit Rosy. Si Ahmed est parti dans les bois, il va falloir prévenir la police.

– Ça m'étonnerait, je dis. Il a toujours peur de tomber dans une flaque d'eau ou que les branches des arbres se referment sur lui à cause du film.

– Quel film? demande Charlotte.

– Oh! c'est juste un truc qu'on a regardé un lundi en se trompant de bouton sur la télécommande.

– C'est bien la peine que je vous laisse tout seuls avec les dessins animés, ça m'apprendra. Ah! Je vois quelque chose, là, au bord de l'eau! Dépêchons-nous.

Mais Rosy se trompe. C'est juste une grosse bûche, on ne retrouve pas Ahmed.

– Il n’a pas pu se promener près de l'eau, dit Simon. Il en a trop peur. À mon avis, il est sur la route.

Et nous voilà sur la route toute noire avec la torche à Charlotte qui éclaire à peine nos pieds. Au moins, au bord de l'eau, la lune nous servait de torche mais là c'est «noir de chez noir» comme dit Simon.

– On ne va pas le retrouver, gémit Rosy. On ferait mieux de rentrer et d'appeler la police. On perd du temps. C'est dangereux de marcher ici avec les voitures qui ne vont pas nous voir.

– Attention! crie Charlotte. Une voiture! Les enfants, mettez-vous sur le côté.

La voiture nous passe devant et Simon crie «Là-bas, regardez, les phares éclairent Ahmed». Et c est bien Ahmed en pyjama avec son lapin en peluche à la main. Comme il ne nous a ni vus ni entendus, et qu'il marche lentement, on le rattrape assez vite. Il se retourne au dernier moment et il essaye de courir, mais Charlotte est plus rapide et elle le soulève d’un rien. Ahmed se débat et le lapin lui échappe des mains.

– Tiens, dit Simon qui vient de ramasser le lapin.

On retourne aux Fontaines dans la nuit et le silence. On entend juste pleurnicher Ahmed qui a peur d'être puni.

– Non, mon chou, dit Rosy, personne ne va te punir, mais il ne faut plus partir comme ça la nuit. N'importe quoi aurait pu t'arriver si nous ne t'avions pas retrouvé, j'en suis toute retournée.

– Je ne voulais pas que tu t'inquiètes, sanglote Ahmed. J'ai même failli revenir et je me suis assis sur la route pour réfléchir et j'avais peur d'être puni alors je suis reparti.

– Et tu n'avais pas la moindre idée où aller? - demande Charlotte.

– Si, je voulais retrouver l'instituteur. Il est très gentil avec moi, monsieur Paul.

– Et tu sais où il habite? demande Charlotte.

– Oui, je suis déjà allé chez lui. J'aurais attendu le jour et j'aurais demandé à une voiture de m'emmener chez monsieur Paul.

Simon dit: «Je ne suis pas sûr que le lapin soit d'accord pour que tu essayes encore une fois de t'en aller sur les routes».

– Tu crois? demande Ahmed. En tout cas, il n’a rien dit.

– Évidemment qu'il n’a rien dit, ça ne parle pas les peluches. Mais ça se voit dans ses yeux qu’il n’est pas content, le lapin.

Rosy sort ses clés et nous fait passer devant elle. Charlotte allume la lumière du hall. Ahmed serre son lapin contre lui. Rosy et Charlotte nous raccompagnent dans la chambre. Je tends le bras pour éteindre la lumière quand Ahmed dit:

– Eh, Rosy, tu me chantes «Le Grand Manteau Rouge»?

D’après Gilles Paris «Autobiographie d’une Courgette»

Ahmed, où se dirigeait-il?

    1) 

Chez son copain de classe.

    2) 

Chez son instituteur.

    3) 

Chez sa grand-mère.

    4) 

Chez sa tante.


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Les recherches

 

Une nuit, les garçons de l’orphelinat «Les Fontaines» découvrent que leur petit copain Ahmed, âgé de trois ans, a disparu. Ils réveillent leurs deux éducatrices, Charlotte et Rosy … On ouvre toutes les portes, tous les placards et il y n’a personne.

– Ce n’est pas possible, dit Rosy Où il a pu aller ce petit? Mais comment il a pu sortir, la porte est toujours fermée a clé.

– Là, je dis en montrant la fenêtre grande ouverte et on se précipite dehors.

– Mon Dieu, gémit Rosy. Si Ahmed est parti dans les bois, il va falloir prévenir la police.

– Ça m'étonnerait, je dis. Il a toujours peur de tomber dans une flaque d'eau ou que les branches des arbres se referment sur lui à cause du film.

– Quel film? demande Charlotte.

– Oh! c'est juste un truc qu'on a regardé un lundi en se trompant de bouton sur la télécommande.

– C'est bien la peine que je vous laisse tout seuls avec les dessins animés, ça m'apprendra. Ah! Je vois quelque chose, là, au bord de l'eau! Dépêchons-nous.

Mais Rosy se trompe. C'est juste une grosse bûche, on ne retrouve pas Ahmed.

– Il n’a pas pu se promener près de l'eau, dit Simon. Il en a trop peur. À mon avis, il est sur la route.

Et nous voilà sur la route toute noire avec la torche à Charlotte qui éclaire à peine nos pieds. Au moins, au bord de l'eau, la lune nous servait de torche mais là c'est «noir de chez noir» comme dit Simon.

– On ne va pas le retrouver, gémit Rosy. On ferait mieux de rentrer et d'appeler la police. On perd du temps. C'est dangereux de marcher ici avec les voitures qui ne vont pas nous voir.

– Attention! crie Charlotte. Une voiture! Les enfants, mettez-vous sur le côté.

La voiture nous passe devant et Simon crie «Là-bas, regardez, les phares éclairent Ahmed». Et c est bien Ahmed en pyjama avec son lapin en peluche à la main. Comme il ne nous a ni vus ni entendus, et qu'il marche lentement, on le rattrape assez vite. Il se retourne au dernier moment et il essaye de courir, mais Charlotte est plus rapide et elle le soulève d’un rien. Ahmed se débat et le lapin lui échappe des mains.

– Tiens, dit Simon qui vient de ramasser le lapin.

On retourne aux Fontaines dans la nuit et le silence. On entend juste pleurnicher Ahmed qui a peur d'être puni.

– Non, mon chou, dit Rosy, personne ne va te punir, mais il ne faut plus partir comme ça la nuit. N'importe quoi aurait pu t'arriver si nous ne t'avions pas retrouvé, j'en suis toute retournée.

– Je ne voulais pas que tu t'inquiètes, sanglote Ahmed. J'ai même failli revenir et je me suis assis sur la route pour réfléchir et j'avais peur d'être puni alors je suis reparti.

– Et tu n'avais pas la moindre idée où aller? - demande Charlotte.

– Si, je voulais retrouver l'instituteur. Il est très gentil avec moi, monsieur Paul.

– Et tu sais où il habite? demande Charlotte.

– Oui, je suis déjà allé chez lui. J'aurais attendu le jour et j'aurais demandé à une voiture de m'emmener chez monsieur Paul.

Simon dit: «Je ne suis pas sûr que le lapin soit d'accord pour que tu essayes encore une fois de t'en aller sur les routes».

– Tu crois? demande Ahmed. En tout cas, il n’a rien dit.

– Évidemment qu'il n’a rien dit, ça ne parle pas les peluches. Mais ça se voit dans ses yeux qu’il n’est pas content, le lapin.

Rosy sort ses clés et nous fait passer devant elle. Charlotte allume la lumière du hall. Ahmed serre son lapin contre lui. Rosy et Charlotte nous raccompagnent dans la chambre. Je tends le bras pour éteindre la lumière quand Ahmed dit:

– Eh, Rosy, tu me chantes «Le Grand Manteau Rouge»?

D’après Gilles Paris «Autobiographie d’une Courgette»

Ahmed, avait avec lui un petit...

    1) 

Un lapin en peluche.

    2) 

Un ourson en peluche.

    3) 

Un chat en peluche.

    4) 

Un chien en peluche.


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Les recherches

 

Une nuit, les garçons de l’orphelinat «Les Fontaines» découvrent que leur petit copain Ahmed, âgé de trois ans, a disparu. Ils réveillent leurs deux éducatrices, Charlotte et Rosy … On ouvre toutes les portes, tous les placards et il y n’a personne.

– Ce n’est pas possible, dit Rosy Où il a pu aller ce petit? Mais comment il a pu sortir, la porte est toujours fermée a clé.

– Là, je dis en montrant la fenêtre grande ouverte et on se précipite dehors.

– Mon Dieu, gémit Rosy. Si Ahmed est parti dans les bois, il va falloir prévenir la police.

– Ça m'étonnerait, je dis. Il a toujours peur de tomber dans une flaque d'eau ou que les branches des arbres se referment sur lui à cause du film.

– Quel film? demande Charlotte.

– Oh! c'est juste un truc qu'on a regardé un lundi en se trompant de bouton sur la télécommande.

– C'est bien la peine que je vous laisse tout seuls avec les dessins animés, ça m'apprendra. Ah! Je vois quelque chose, là, au bord de l'eau! Dépêchons-nous.

Mais Rosy se trompe. C'est juste une grosse bûche, on ne retrouve pas Ahmed.

– Il n’a pas pu se promener près de l'eau, dit Simon. Il en a trop peur. À mon avis, il est sur la route.

Et nous voilà sur la route toute noire avec la torche à Charlotte qui éclaire à peine nos pieds. Au moins, au bord de l'eau, la lune nous servait de torche mais là c'est «noir de chez noir» comme dit Simon.

– On ne va pas le retrouver, gémit Rosy. On ferait mieux de rentrer et d'appeler la police. On perd du temps. C'est dangereux de marcher ici avec les voitures qui ne vont pas nous voir.

– Attention! crie Charlotte. Une voiture! Les enfants, mettez-vous sur le côté.

La voiture nous passe devant et Simon crie «Là-bas, regardez, les phares éclairent Ahmed». Et c est bien Ahmed en pyjama avec son lapin en peluche à la main. Comme il ne nous a ni vus ni entendus, et qu'il marche lentement, on le rattrape assez vite. Il se retourne au dernier moment et il essaye de courir, mais Charlotte est plus rapide et elle le soulève d’un rien. Ahmed se débat et le lapin lui échappe des mains.

– Tiens, dit Simon qui vient de ramasser le lapin.

On retourne aux Fontaines dans la nuit et le silence. On entend juste pleurnicher Ahmed qui a peur d'être puni.

– Non, mon chou, dit Rosy, personne ne va te punir, mais il ne faut plus partir comme ça la nuit. N'importe quoi aurait pu t'arriver si nous ne t'avions pas retrouvé, j'en suis toute retournée.

– Je ne voulais pas que tu t'inquiètes, sanglote Ahmed. J'ai même failli revenir et je me suis assis sur la route pour réfléchir et j'avais peur d'être puni alors je suis reparti.

– Et tu n'avais pas la moindre idée où aller? - demande Charlotte.

– Si, je voulais retrouver l'instituteur. Il est très gentil avec moi, monsieur Paul.

– Et tu sais où il habite? demande Charlotte.

– Oui, je suis déjà allé chez lui. J'aurais attendu le jour et j'aurais demandé à une voiture de m'emmener chez monsieur Paul.

Simon dit: «Je ne suis pas sûr que le lapin soit d'accord pour que tu essayes encore une fois de t'en aller sur les routes».

– Tu crois? demande Ahmed. En tout cas, il n’a rien dit.

– Évidemment qu'il n’a rien dit, ça ne parle pas les peluches. Mais ça se voit dans ses yeux qu’il n’est pas content, le lapin.

Rosy sort ses clés et nous fait passer devant elle. Charlotte allume la lumière du hall. Ahmed serre son lapin contre lui. Rosy et Charlotte nous raccompagnent dans la chambre. Je tends le bras pour éteindre la lumière quand Ahmed dit:

– Eh, Rosy, tu me chantes «Le Grand Manteau Rouge»?

D’après Gilles Paris «Autobiographie d’une Courgette»

Ahmed, pourquoi n’est-il pas revenu tout seul?

    1) 

Il a perdu le chemin.

    2) 

Il voulait que l’on le cherche.

    3) 

Il voulait voyager.

    4) 

Il avait peur d’être puni.


Прочитайте текст и выполните задания А15–А21. В каждом задании укажите номер выбранного вами варианта ответа.

Mes Grands-parents

Mes grands-parents maternels, Monsieur le Baron et Madame la Baronne, étaient stupéfaits mais ravis de me voir arriver.

– Est-elle baptisée? a demandé ma grand-mère immédiatement.

La femme du sous-lieutenant qui m’accompagnait ne le savait pas.

– Quel est son prénom? a demandé mon grand- père.

La femme du sous-lieutenant a hésité:

– Euh ... je ne me rappelle plus si c'est Céphise ... ou Victoire.

–Je sais que Céphise est le nom traditionnel de la fille aînée chez les Buron, dans la famille de son père, a dit Grand-père à Grand- mère.

– Je n'aime pas du tout Céphise, s'est exclamée Grand-mère. Ce sera Victoire.

– D'accord, a approuvé Grand-père.

Grand-mère s’est chargée de mon éducation. Elle en avait une idée assez sévère datant d'avant la Révolution française. Grand-père, lui, s'est occupé de ma formation politique. C'était un grand royaliste. Il lisait «Le Temps» tous les matins, refusait de présider les commissions agricoles républicaines, ne votait jamais, m'a interdit plus tard (parfois à mon grand désespoir) de recevoir d'« affreuses petites bourgeoises descendantes de ceux qui avaient guillotiné notre cher roi Louis XVI et notre pauvre reine Marie-Antoinette». Le nom de Philippe d'Orléans – qui avait voté la mort de son cousin – ne devait jamais être prononcé à la maison.

Par contre, étant «bien née» (c'était l'une des expressions favorites de mon grand-père), j'avais le droit de jouer avec tous les enfants du peuple – à condition, bien entendu, de leur donner le bon exemple.

La vie au château de Villeserres qui appartenait à mon Grand-père était réglée par une cloche. La première cloche indiquait que je devais me laver les mains, me peigner, éventuellement me changer. Quand la deuxième cloche sonnait, toute la famille devait être dans le petit salon de Grand-mère donnant sur la grande salle à manger.

Grand-père était extrêmement pointilleux sur les horaires des repas. Il arrivait souvent, l'été, que mes cousins, embarqués dans une passionnante partie de tennis ou une promenade en barque sur la rivière, surgissent haletants mais en retard sur la deuxième cloche. «Privés de déjeuner! Cela vous apprendra à être à 1’heure!» s'exclamait alors notre Grand-père, les bras croisés, debout devant la porte fermée de la salle à manger.

Ce qu'il ignorait, c'est que lesdits cousins descendaient alors sur la pointe des pieds au sous-sol où Louise – qui les avait tous vus naître- leur servait dans la cuisine un confortable repas.

Naturellement, je n'avais pas le droit de parler à table jusqu'à l'âge de dix ans. Et quand je vois maintenant mes propres petits-enfants me couper la parole et me raconter, la bouche pleine, ce qu'ils ont vu à la télévision, je reste stupéfaite.

Tous les soirs je descendais dans le petit salon de Grand- mère, déjà installée sur son divan recouvert d'un tissu anglais à fleurs, et qui m'attendait.

C'était l'heure sacrée du tricot. J'appris d'abord à faire de longues écharpes en laine, soit au crochet, soit avec de grandes et grosses aiguilles. Grand-mère, elle, se réservait les chaussettes à quatre petites aiguilles.

Nous bavardions. Elle me racontait des histoires de son enfance, que je ne trouvais pas tellement différente de la mienne.

D’après Nicole de Buron «C’est fou ce qu’on voit de choses dans la vie»

Quel était le titre aristocratique des grands-parents de l’auteur? 

Ils étaient …

    1) 

comtes.

    2) 

princes.

    3) 

barons.

    4) 

vicomtes.


Прочитайте текст и выполните задания А15–А21. В каждом задании укажите номер выбранного вами варианта ответа.

Mes Grands-parents

Mes grands-parents maternels, Monsieur le Baron et Madame la Baronne, étaient stupéfaits mais ravis de me voir arriver.

– Est-elle baptisée? a demandé ma grand-mère immédiatement.

La femme du sous-lieutenant qui m’accompagnait ne le savait pas.

– Quel est son prénom? a demandé mon grand- père.

La femme du sous-lieutenant a hésité:

– Euh ... je ne me rappelle plus si c'est Céphise ... ou Victoire.

–Je sais que Céphise est le nom traditionnel de la fille aînée chez les Buron, dans la famille de son père, a dit Grand-père à Grand- mère.

– Je n'aime pas du tout Céphise, s'est exclamée Grand-mère. Ce sera Victoire.

– D'accord, a approuvé Grand-père.

Grand-mère s’est chargée de mon éducation. Elle en avait une idée assez sévère datant d'avant la Révolution française. Grand-père, lui, s'est occupé de ma formation politique. C'était un grand royaliste. Il lisait «Le Temps» tous les matins, refusait de présider les commissions agricoles républicaines, ne votait jamais, m'a interdit plus tard (parfois à mon grand désespoir) de recevoir d'« affreuses petites bourgeoises descendantes de ceux qui avaient guillotiné notre cher roi Louis XVI et notre pauvre reine Marie-Antoinette». Le nom de Philippe d'Orléans – qui avait voté la mort de son cousin – ne devait jamais être prononcé à la maison.

Par contre, étant «bien née» (c'était l'une des expressions favorites de mon grand-père), j'avais le droit de jouer avec tous les enfants du peuple – à condition, bien entendu, de leur donner le bon exemple.

La vie au château de Villeserres qui appartenait à mon Grand-père était réglée par une cloche. La première cloche indiquait que je devais me laver les mains, me peigner, éventuellement me changer. Quand la deuxième cloche sonnait, toute la famille devait être dans le petit salon de Grand-mère donnant sur la grande salle à manger.

Grand-père était extrêmement pointilleux sur les horaires des repas. Il arrivait souvent, l'été, que mes cousins, embarqués dans une passionnante partie de tennis ou une promenade en barque sur la rivière, surgissent haletants mais en retard sur la deuxième cloche. «Privés de déjeuner! Cela vous apprendra à être à 1’heure!» s'exclamait alors notre Grand-père, les bras croisés, debout devant la porte fermée de la salle à manger.

Ce qu'il ignorait, c'est que lesdits cousins descendaient alors sur la pointe des pieds au sous-sol où Louise – qui les avait tous vus naître- leur servait dans la cuisine un confortable repas.

Naturellement, je n'avais pas le droit de parler à table jusqu'à l'âge de dix ans. Et quand je vois maintenant mes propres petits-enfants me couper la parole et me raconter, la bouche pleine, ce qu'ils ont vu à la télévision, je reste stupéfaite.

Tous les soirs je descendais dans le petit salon de Grand- mère, déjà installée sur son divan recouvert d'un tissu anglais à fleurs, et qui m'attendait.

C'était l'heure sacrée du tricot. J'appris d'abord à faire de longues écharpes en laine, soit au crochet, soit avec de grandes et grosses aiguilles. Grand-mère, elle, se réservait les chaussettes à quatre petites aiguilles.

Nous bavardions. Elle me racontait des histoires de son enfance, que je ne trouvais pas tellement différente de la mienne.

D’après Nicole de Buron «C’est fou ce qu’on voit de choses dans la vie»

Les grands-parents, quel prénom ont-ils choisi à leur petite-fille?

Ils l’ont nommée ...

    1) 

Céphise.

    2) 

Victoire.

    3) 

Marie-Antoinette.

    4) 

Nicole.


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Mes Grands-parents

Mes grands-parents maternels, Monsieur le Baron et Madame la Baronne, étaient stupéfaits mais ravis de me voir arriver.

– Est-elle baptisée? a demandé ma grand-mère immédiatement.

La femme du sous-lieutenant qui m’accompagnait ne le savait pas.

– Quel est son prénom? a demandé mon grand- père.

La femme du sous-lieutenant a hésité:

– Euh ... je ne me rappelle plus si c'est Céphise ... ou Victoire.

–Je sais que Céphise est le nom traditionnel de la fille aînée chez les Buron, dans la famille de son père, a dit Grand-père à Grand- mère.

– Je n'aime pas du tout Céphise, s'est exclamée Grand-mère. Ce sera Victoire.

– D'accord, a approuvé Grand-père.

Grand-mère s’est chargée de mon éducation. Elle en avait une idée assez sévère datant d'avant la Révolution française. Grand-père, lui, s'est occupé de ma formation politique. C'était un grand royaliste. Il lisait «Le Temps» tous les matins, refusait de présider les commissions agricoles républicaines, ne votait jamais, m'a interdit plus tard (parfois à mon grand désespoir) de recevoir d'« affreuses petites bourgeoises descendantes de ceux qui avaient guillotiné notre cher roi Louis XVI et notre pauvre reine Marie-Antoinette». Le nom de Philippe d'Orléans – qui avait voté la mort de son cousin – ne devait jamais être prononcé à la maison.

Par contre, étant «bien née» (c'était l'une des expressions favorites de mon grand-père), j'avais le droit de jouer avec tous les enfants du peuple – à condition, bien entendu, de leur donner le bon exemple.

La vie au château de Villeserres qui appartenait à mon Grand-père était réglée par une cloche. La première cloche indiquait que je devais me laver les mains, me peigner, éventuellement me changer. Quand la deuxième cloche sonnait, toute la famille devait être dans le petit salon de Grand-mère donnant sur la grande salle à manger.

Grand-père était extrêmement pointilleux sur les horaires des repas. Il arrivait souvent, l'été, que mes cousins, embarqués dans une passionnante partie de tennis ou une promenade en barque sur la rivière, surgissent haletants mais en retard sur la deuxième cloche. «Privés de déjeuner! Cela vous apprendra à être à 1’heure!» s'exclamait alors notre Grand-père, les bras croisés, debout devant la porte fermée de la salle à manger.

Ce qu'il ignorait, c'est que lesdits cousins descendaient alors sur la pointe des pieds au sous-sol où Louise – qui les avait tous vus naître- leur servait dans la cuisine un confortable repas.

Naturellement, je n'avais pas le droit de parler à table jusqu'à l'âge de dix ans. Et quand je vois maintenant mes propres petits-enfants me couper la parole et me raconter, la bouche pleine, ce qu'ils ont vu à la télévision, je reste stupéfaite.

Tous les soirs je descendais dans le petit salon de Grand- mère, déjà installée sur son divan recouvert d'un tissu anglais à fleurs, et qui m'attendait.

C'était l'heure sacrée du tricot. J'appris d'abord à faire de longues écharpes en laine, soit au crochet, soit avec de grandes et grosses aiguilles. Grand-mère, elle, se réservait les chaussettes à quatre petites aiguilles.

Nous bavardions. Elle me racontait des histoires de son enfance, que je ne trouvais pas tellement différente de la mienne.

D’après Nicole de Buron «C’est fou ce qu’on voit de choses dans la vie»

Dans la famille on ne prononçait jamais le nom de Philippe d’Orléans parce qu’...

    1) 

il n’appartenait pas à la famille.

    2) 

il avait refusé de se marier avec une des cousines.

    3) 

il avait ruiné la famille.

    4) 

il avait voté la mort de son cousin.

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